Patrimoine local

LIEUX ET MONUMENTS

La commune compte un monument historique :

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Le château de la Sécardais, construit en 1758 par Forestier le Jeune ; la chapelle date de 1608. François-René de Chateaubriand y a séjourné ; il évoque la Sécardais dans les Mémoires d’outre-tombe. Le château, avec la chapelle et une partie du jardin, a été inscrit par arrêté du 22 juillet 2004.


chateau-de-la-ville-olivier Autres monuments : 

  • Château de la Giraudais, XVIIIe siècle Il possède une chapelle privée dédiée à Saint-Sébastien. XIVe et XVe
  • Château de la Ville Olivier, XVIIIe siècle Situé sur l’ancienne voie gallo-romaine de la Chasteté, le château est protégé d’une grille en fer forgé surmonté d’une couronne de marquis, la propriété relevant autrefois du marquisat du Bordage, d’Ercé-près-Liffré, comme celle de la Sécardais. La grille est reliée à des montants en granit que surplombent deux lions et ouvre sur les jardins à la française. Le château de la Ville-Olivier est aujourd’hui une propriété privée gérant des logements locatifs. 
  • Manoir de la Chaîne-Rambourg, XVIIIe siècle Il comporte un cadran solaire en ardoise daté de 1707, élément très répandu dans cette partie des Marches de Bretagne au XVIIIe siècle.

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L’EGLISE

L’Eglise paroissiale Saint-Martin (1890)

eglise-st-martin L’église primitive est attestée dès le 11ème siècle, puis remplacée au 16ème siècle par une nouvelle église qui se composait d’une nef à chevet droit et de deux chapelles. On voyait autrefois dans l’église les armes des seigneurs de Mézières.

L’église actuelle a été construite en 1890 sur les plans de l’architecte Gelly par l’entrepreneur Henri Geoffroy. Elle est composée d’une nef à chevet droit et de deux chapelles. Vitraux de Megnen Clamens et Bordereau d’Angers.

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Tympan de la porte de l’Eglise dont Saint-Martin est titulaire.
Mosaïque exécutée par la maison Odorico de Rennes et inaugurée le 2 novembre 1937 pour la clôture de la mission.

MOULINS

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« les eaux vives du Couesnon sur lequel jappent nuit et jour quatre ou cinq moulins à eaux. » Victor Hugo
lettre à Louis Boulanger
[In Lettres de Voyages de Victor Hugo à son ami artiste peintre [Louis Boulanger. ;1835.]]

 

copie-de-moulin-de-mezieres-1908Les divers moulins que l’on découvre le long de la rivière du Couesnon confirment une longue tradition. Dès les XIIè et XIIIè siècle, avec l’apparition de l’énergie hydraulique, les moulins vont prendre une place prépondérante dans la vie du monde rural.

En 1983, le conseil général d’Ille-et-Vilaine a acquis 140 ha le long du Couesnon, sur les communes de Mézières-sur-Couesnon et Saint-Ouen-des-Alleux. Des aménagements adéquats ont été réalisés, pour la pratique de sports en milieu naturel (escalade, canoë, VTT…). Cette partie du Couesnon, au XVIIe siècle, comptait une vingtaine de moulins à papier. A Mézières et dans les communes voisines, on en compte encore plusieurs aujourd’hui : le moulin de Mézières, le moulin du Houx, le moulin de la Roche, le moulin du Guyon et le moulin du Pont, toujours en activité dans la minoterie.

Contes et légendes/ Eugénie Duval

Légende de la Rétais

la-retais Au lieu dit « La rétais », une étrange légende a cours. Lors de la fête du « pommé », on attendait les musiciens. Des jeunes allèrent à leur rencontre et s’arrêtèrent, médusés, devant un grand bonhomme vêtu de noir qui jouait merveilleusement du violon sur le bord du chemin. Ils l’emmenèrent à la ferme où il fit danser l’assemblée.

le-diable-choisit-le-vent Tout à coup, un enfant remarqua : « Regarde, maman, le musicien a les pieds fourchus du cheval ! « . On alla chercher le curé de Mézières qui arriva peu après. A sa vue, le diable se mit en colère et lui dit : « Si tu n’étais pas venu, encore une ou deux danses, et ils me suivaient tous en enfer ! « .

Le curé lui donna le choix : « Disparais par pluie ou par vent ! ». Le diable choisit le vent et un énorme coup de vent s’abattit sur le village. Depuis ce temps, le pignon de la chapelle, qui avait été arraché, a été refait. On peut encore le remarquer aujourd’hui.

EUGÉNIE DUVAL

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(photos M.Pénard)

Conteuse et chanteuse
de Haute-Bretagne 
 

Avec tous nos remerciements aux enfants d’Eugénie Duval, pour leur aimable autorisation et pour la documentation fournie.
(Tout particulièrement à Eugénie, sa fille).
Et si l’on se la racontait en gallo,à la façon d’Eugénie Duval…

Eugénie qui conte, Eugénie qui chante, Eugénie qui danse, Eugénie qui rit… Eugénie…

Fille du pays, née en 1926 à Mézières sur Couesnon, Eugénie Duval est une figure locale dont la commune peut être fière.

eugenie-et-son-pereC’est son père, Emile Rébillon, sabotier de son état et conteur durant les fêtes et veillées du village, qui lui a transmis cette belle tradition orale.

C’est également son père qui lui a appris à chanter et à danser. Eugénie a perpétué l’art du conte dans un cercle familial et privé, durant les longues années où le travail à la ferme tenait la priorité.

A l’âge de la retraite Eugénie a véritablement pu faire découvrir à un plus large public l’immense répertoire de chants et de contes qu’elle avait mémorisé depuis l’enfance.

Gallésante, Eugénie a su adapté sa langue au niveau de compréhension de ses auditeurs.

A partir de 1989, elle remporte trois bogues d’or successives au concours de chants et contes traditionnels de Redon, avec entre autres la chanson « la délaissée » et l’histoire de la « Cueurie de Pommé ». Eugénie a beaucoup voyagé à travers la Bretagne et jusqu’au Canada ! Elle s’est aussi bien produit devant des petits comités que lors de fêtes comme la Bogue, la fête de la Bouèze, les Tombées de la Nuit à Rennes, et un spectacle veillée à Québec !

Et la famille s’est très vite élargie à la grande famille des copains, de tout âge et horizon, conteurs, chanteurs et compagnons de veillées tels Albert Poulain à Pipriac, Thérèse Dufour à Redon, Marie-Claude Duval et Pierrick Cordonnier à Fougères, ou encore Bernard Hommerie… une autre grande famille aussi auprès de laquelle Eugénie Duval a trouvé la reconnaissance due à son talent.

Parmi ses nombreux petits et arrière petits-enfants, il y parfois toujours Elodie à prendre la relève avec quelques notes d’accordéon.

Histoire locale

Etymologie et histoire de MÉZIÈRES-SUR-COUESNON

Mézières-sur-Couesnon vient du gallois « Mézière » (mur en ruine) et de la rivière Le Couesnon qui traverse la commune.

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En 1920, le nom de la commune de Mézières a été modifié en Mézières-sur-Couesnon.

Ancienne noblesse de MEZIERES-SUR-COUESNON

Châtellenie d’ancienneté, Mezières relevait de toute antiquité de la baronnie de Vitré. Elle avait au XIIème siècle des seigneurs particuliers qui habitaient un château dont on voyait encore en 1656 des vestiges sur la lande de Mezières, entre le bourg de ce nom et la forêt de Haute-Sève.

Pour la petite histoire, d’aucuns disent que les mézièrais étaient jadis surnommés les « pians », voulant dire les coquins ou les rusés. Il fallait être « pian » pour tirer parti des tendances bretonnes et normandes !

La bataille dite de SAINT-AUBIN DU CORMIER

La victoire des troupes françaises sur l’armée bretonne marque la fin de l’indépendance bretonne et amorce la fin de la souveraineté de la Bretagne vieille de presque sept siècles (de 845 à 1532).

Mémoire d’une bataille tristement historique pour la nation bretonne

Le Bois d’Uzel est un lieu historique où 6000 bretons perdirent la vie pour défendre l’indépendance de la Bretagne face au Royaume de France le 28 juillet 1488.
Une stèle commémore cette défaite en bordure de la Lande de la Rencontre sur la Route qui relie Mézières sur Couesnon au chef-lieu de canton, Saint Aubin du Cormier.

… »aux combattants de l’armée bretonne, tombés à Saint Aubin du Cormier pour la défense de la nation bretonne. »


monument-rencontreA 300 m du Mémorial aux Bretons se situe l’épicentre du champ de la bataille européenne et franco-bretonne du 28 juillet 1488, dite de Saint-Aubin du Cormier.

Là se trouvaient les troupes bretonnes et alliées, juste avant l’engagement du combat.

 Contexte historique

triskel-sculpture Le roi de France, Charles VIII, souhaite annexer le duché de Bretagne au royaume de France. En 1488, l’armée bretonne du Duc Jean II constituée de renforts européens (Anglais, Germains, Espagnols, Italiens, Flamands, Basques, Gascons) et l’armée française renforcée par des Suisses et des Bretons infidèles au Duc s’affrontent à Saint-Aubin-du-Cormier, entre Rennes et Fougères. Près (environ 30 000 hommes en tout,10 000 hommes issus donc de dix nationalités différentes périssent à cette bataille dont 6000 bretons).
En 1532, deux édits promulgués par François Ier à Nantes, puis à Plessis-Macé, en Anjou, officialisent l’union de la Bretagne à la France mais lui garantit encore des droits fiscaux et juridiques et maintient ses États, son parlement et son autonomie administrative.